Des sénateurs veulent développer la filière du chanvre

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Le cannabis est sûrement l’un des sujets les plus tendance et controversés du moment. Nous assistons à l’heure actuelle à sa légalisation dans de nombreux pays du globe. Bien qu’il fût longtemps diabolisé, il semblerait que les regards changent peu à peu vis-à-vis de lui. Son usage est multiple. D’une part, il est utilisé pour une consommation récréative. Les effets psychotropes qu’il induit apportent euphorie et bien-être à son consommateur. D’autre part, il dispose de nombreux bienfaits thérapeutiques. Ses effets se sont avérés efficaces pour traiter et soigner divers troubles et maux. On peut citer dans son champ d’action son pouvoir analgésique, anxiolytique ou encore anti-inflammatoire. En outre, on peut également évoquer le secteur du chanvre. Différent des deux utilisations précédentes, son usage n’est pas limité à la consommation humaine. On l’utilise également dans le secteur industriel. D’ailleurs, des sénateurs français souhaitent développer la filière du chanvre.

Le chanvre, une plante magique

La raison qui a motivé leur acte est avant tout écologique. La France a fait face à l’un des étés les plus chauds et difficiles de son histoire. Elle n’a pas connu pire depuis 2003. S’ajoute à cela une sécheresse impressionnante qui a mis à mal de nombreux secteurs. La majorité du secteur agricole a subi des dégâts très importants. Pourtant, une plante a bien résisté à tout cela : le chanvre. Peu gourmand en eau et faisant preuve d’une adaptation inouïe, il a résisté à ce climat changeant.

Son utilisation est très diverse. D’une part, il est une source importante d’alimentation. Il sert notamment à nourrir le bétail. En parallèle, on l’utilise également pour l’alimentation humaine. Ses graines sont d’une richesse incroyable. Elles sont considérées comme de superaliments, à l’instar du moringa ou de la spiruline. Son utilisation ne se limite pas à l’alimentation. On peut l’utiliser en cosmétique, pour réaliser de nombreux produits de beauté ou de soin. Les fibres très résistantes de la plante servent à réaliser des vêtements de très haute qualité. De plus, c’est un matériau isolant que l’on utilise souvent dans le secteur de la construction.

Le contexte actuel tend à favoriser son utilisation. Peu gourmand en eau et capable de s’adapter à divers climats, c’est une solution économique et écologique. Ce sont ces raisons qui ont poussé les élus écologiques dans cette incitation à l’Exécutif à développer et promouvoir ce secteur d’avenir.

Les sénateurs écologiques se battent pour la filière du chanvre

Pour ces sénateurs, soutenir le combat pour développer la filière du chanvre sonne comme une évidence. Ils sont d’ailleurs une cinquantaine à souhaiter agir pour attirer les yeux du gouvernement. C’est Guillaume Gontard, chef de file du groupe écologiste au Sénat, qui mène la danse. Leur but est on ne peut plus clair : « inciter et pousser l’Exécutif à développer et améliorer la filière du chanvre ». Cela sous-entend également d’améliorer la réglementation autour des différents produits issus de cette plante.

L’annonce du Conseil d’État de suspendre l’arrêté interdisant la vente des fleurs de CBD a été la dernière action dans cette filière. Depuis, aucune mesure incitative n’a été réalisée. De ce fait, les investisseurs et industriels ont peur de se lancer. Ce secteur semble encore trop bancal et instable pour eux. Pour les acteurs déjà présents, la réglementation reste encore floue. Cela a pour finalité de handicaper le secteur et d’empêcher son avancée.  

La France, leader européen de la culture du chanvre

Malgré le peu d’intérêt de la part des dirigeants, la France reste la championne européenne de la culture du chanvre. Sa place de leader ne lui a pas été volée. Elle compte à peu près 22 000 hectares de chanvre cultivé. Cela lui permet d’avoir une part de 35 % du marché continental.

En plus de nécessiter peu d’eau pour son développement, le chanvre n’a pas besoin de pesticide. Ainsi, sa production est très économique. Après le séchage des plantes, elle est vendue directement à des industriels.

Le sénateur Guillaume Gontard et la conseillère régionale Myriam Laïdouni-Denis (Auvergne-Rhône-Alpes) ont d’ailleurs visité le site de Wall’Up Préfa. Cette entreprise réalise des bétons mi-bois, mi-chanvre. Ce mélange représente un excellent isolant thermique naturel. Cette technologie naturelle permet d’ailleurs de répondre au cahier des charges de la réglementation environnementale. Elle permet de réduire l’empreinte carbone des nouveaux bâtiments.

Malgré tout cela, le sénateur reste inquiet. Les autres pays voisins accélèrent en effet la cadence. Cela se voit particulièrement dans le secteur des usines de préfabrications.

Pour conclure, la France a tout à gagner à booster ce secteur plein d’avenir. Pour cet hiver qui s’annonce rude et difficile, les granulés de chanvre sont la solution. Cette solution est efficace et écologique.

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