Le gouverneur de l’État de New York a récemment apposé sa signature sur une loi visant à accorder un allégement fiscal aux entreprises de marijuana de la ville de New York. Cette mesure intervient en réponse à un obstacle fédéral spécifique, le code de l’Internal Revenue Service (IRS) connu sous le nom de 280E, qui empêche actuellement ces entreprises d’effectuer des déductions fédérales. Alors que cette législation a été approuvée après plusieurs mois de délibérations au sein du Sénat et de l’Assemblée, elle a maintenant reçu la validation du gouverneur Kathy Hochul, marquant ainsi un tournant dans la politique fiscale entourant l’industrie du cannabis dans l’État.
Chronologie de la Proposition de Loi sur le cannabis à New York
Environ cinq mois après l’approbation de la proposition par le Sénat et l’Assemblée, et moins d’une semaine après que les deux chambres ont transmis les projets de loi identiques au gouverneur Kathy Hochul, elle a formellement signé la législation vendredi dernier. Cette action rapide met en lumière l’importance accordée à la résolution de la problématique fiscale spécifique aux entreprises de cannabis à New York.
Contexte de la Loi
Bien que le gouverneur Hochul ait précédemment signé un projet de loi budgétaire comprenant des dispositions autorisant des déductions fiscales au niveau de l’État pour les entreprises liées au cannabis, la ville de New York avait ses propres lois fiscales qui n’étaient pas affectées par ce changement. La nouvelle loi vise à combler cette lacune en autorisant des déductions pour les dépenses professionnelles des entreprises de cannabis, les alignant ainsi sur d’autres entreprises légitimes opérant dans l’État.
Détails de la Nouvelle Loi sur le cannabis à New York
La nouvelle loi permet une déduction pour les dépenses professionnelles engagées par les entreprises de cannabis autorisées par la loi à se livrer à la vente, à la distribution, ou à la production de produits à base de cannabis destiné aux adultes ou de cannabis médical. Cela s’appliquerait à l’impôt sur les sociétés non constituées en société (UBT), à l’impôt général sur les sociétés (GCT) et à l’impôt sur les sociétés de 2015, communément appelé impôt sur les sociétés (BCT). La modification du code des impôts de la ville de New York inclut des sections autorisant les déductions, équivalant à toute déduction fédérale refusée par l’article 280E du code des impôts.
Soutien et Implications
La note jointe au projet de loi indique que cette modification des revenus est appropriée, soulignant que, bien que les dépenses liées aux activités liées au cannabis ne puissent pas être déduites à des fins fédérales en vertu du code 280E, la loi de New York encourage ces entreprises comme toute autre entreprise légitime opérant dans l’État. Cette initiative bénéficie également du soutien du maire de New York, Eric Adams.
Cette approche législative à New York est en ligne avec les efforts d’autres États qui recherchent des solutions de contournement fiscal face à l’absence de réforme fédérale de la marijuana. Les législateurs de plusieurs États, dont la Pennsylvanie, le Maine, l’Illinois et le Connecticut, ont adopté des mesures similaires pour accorder un allègement fiscal au niveau de l’État aux entreprises de marijuana.
Perspectives Fédérales de la loi sur le cannabis à New York
Au niveau fédéral, le représentant Earl Blumenauer a introduit un projet de loi en mai visant à modifier le code de l’IRS pour permettre aux entreprises de marijuana légales dans les États de bénéficier des déductions fiscales fédérales. Ces initiatives fédérales visent à résoudre les défis fiscaux liés à la prohibition, mais pour l’instant, l’industrie du cannabis reste confrontée à des complexités liées à la politique fiscale.
Pour conclure, la signature de la loi à New York marque une avancée significative dans la résolution des problèmes fiscaux auxquels sont confrontées les entreprises de cannabis. Alors que les États cherchent des solutions de contournement, la question de la réforme fédérale de la marijuana demeure cruciale. Les mois à venir seront déterminants pour voir si d’autres États suivront l’exemple de New York dans la quête d’une réglementation fiscale plus équitable pour l’industrie du cannabis.