L’absence de recherche post-légalisation du cannabis au Canada : Une « grande déception » selon l’ancienne ministre de la santé

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La légalisation du cannabis récréatif au Canada en 2018 a été un événement majeur, suscitant de nombreuses attentes quant aux émissions sociales, économiques et de santé publique. Cependant, selon les déclarations d’Anne McLellan, ancienne ministre canadienne de la santé et membre du groupe de travail chargé de jeter les bases de la légalisation, cette avancée législative a été suivie d’une « grande déception ». Dans cet article, nous examinons les raisons de cette déception et les conséquences potentielles que le gouvernement fédéral du Canada pourrait rencontrer en raison de l’absence de recherches post-légalisation sur le cannabis.

Le constat de l’absence de recherche après la légalisation du cannabis

Lorsque le cannabis récréatif a été légalisé au Canada en 2018, de nombreuses personnes espéraient que cette étape historique serait suivie d’une série de recherches approfondies pour mieux comprendre les implications de cette légalisation sur la santé publique, la société et l’économie. La légalisation offre une opportunité pour combler les lacunes dans les connaissances sur les effets de la consommation de cannabis et pour éclairer les politiques publiques futures.

Anne McLellan a exprimé sa déception face au manque de mobilisation des gouvernements et des chercheurs après la légalisation du cannabis. Les ressources et les efforts nécessaires pour mener des recherches sur la consommation de cannabis n’ont pas été attribués à la hauteur des attentes, ce qui a ralenti la production de données scientifiques importantes.

Les restrictions antérieures sur la recherche et leurs conséquences avant la légalisation du cannabis, la recherche sur cette substance était largement restreinte en raison de sa prohibition. Les chercheurs étaient confrontés à des obstacles juridiques et réglementaires, ce qui limitait les études sur les effets du cannabis sur la santé. La levée de l’interdiction devait permettre une recherche plus approfondie, mais l’absence de mesures incitatives devait freiner ce processus.

Les conséquences potentielles pour le gouvernement fédéral du Canada

Le manque de facilitation de la recherche post-légalisation du cannabis soulève des questions quant à la responsabilité du gouvernement fédéral du Canada. Les citoyens pourraient argumenter que le gouvernement n’a pas rempli son devoir de protection de la santé publique en ne permettant pas suffisamment de recherches sur les problèmes potentiels liés à la consommation de cannabis.

Anne McLellan a souligné que le gouvernement pourrait éventuellement faire face à un recours collectif s’il ne facilite pas la recherche sur les problèmes de santé potentiels rencontrés par les consommateurs de cannabis. Un recours collectif pourrait être intenté par des individus ou des groupes affectés par des problèmes de santé liés à la consommation de cannabis, alléguant que le gouvernement n’a pas pris les mesures nécessaires pour prévenir ces problèmes.

Bien que la perspective d’un recours collectif puisse encore prendre plusieurs années pour se concrétiser, le gouvernement dispose actuellement d’une opportunité d’agir. En facilitant la recherche sur les effets de la consommation de cannabis, le gouvernement peut éviter de futurs problèmes juridiques et résoudre son engagement envers la santé et le bien-être de la population.

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Les enjeux de santé liés à la consommation de cannabis

Le manque de recherches post-légalisation sur les effets du cannabis laisse subsister de nombreuses lacunes dans nos connaissances. Les conséquences de la consommation à long terme, les risques pour certaines populations vulnérables et les effets sur la santé mentale se développent.

La recherche post-légalisation est essentielle pour mieux comprendre les risques pour la santé liés à la consommation de cannabis. Cela pourra prendre des décisions politiques plus éclairées en matière de réglementation et de prévention des problèmes de santé potentiels liés au cannabis.

Le gouvernement du Canada et les acteurs du secteur privé ont un rôle crucial à jouer dans la facilitation et le financement de la recherche sur le cannabis. En collaboration avec les chercheurs, ils peuvent promouvoir des études acquises qui bénéficieront à la santé publique et à la société dans son ensemble.

Perspectives pour l’avenir : redresser la situation

Pour rectifier la situation actuelle, le gouvernement peut mettre en place des incitations pour encourager la recherche sur la consommation de cannabis. Cela pourrait inclure des subventions pour les chercheurs, des partenariats public-privé ou des programmes de financement dédiés à la recherche sur le cannabis.

Le gouvernement fédéral du Canada pourrait envisager de mettre en place des politiques spécifiques visant à combler les lacunes de la recherche sur le cannabis. Cela pourrait inclure la création d’organismes dédiés à la recherche sur le cannabis, l’élaboration de programmes de recherche prioritaires et l’allocation de ressources adéquates.

En investissant dans la recherche post-légalisation du cannabis, le Canada peut bénéficier d’une meilleure compréhension des impacts réels de la consommation de cette substance sur la santé et la société. Cela nécessitera d’élaborer des politiques publiques plus avisées et ciblées pour répondre aux défis liés au cannabis.

  •   Santé publique améliorée : La recherche approfondie sur les effets du cannabis sur la santé pourrait permettre d’identifier les risques potentiels, d’élaborer des campagnes de prévention ciblées et de fournir des conseils de santé appropriés aux consommateurs.
  •   Réduction des risques : En comprenant mieux les risques associés à la consommation de cannabis, les autorités pourraient mettre en place des réglementations pour minimiser les dangers pour la santé publique et les risques de dépendance.
  •   Avancées médicales : La recherche sur le cannabis a également le potentiel de révéler des utilisations médicales bénéfiques. Certains composés du cannabis ont déjà démontré des propriétés médicinales, et une recherche pourrait conduire à de nouvelles découvertes et à des traitements innovants.
  •   Impact socio-économique : Comprendre les habitudes de consommation et l’impact socio-économique de la légalisation du cannabis est essentiel pour évaluer l’efficacité des politiques et soutenir le développement d’une industrie réglementée.

En conclusion, l’absence de recherche post-légalisation du cannabis au Canada est une préoccupation sérieuse, comme l’a souligné l’ancienne ministre de la Santé, Anne McLellan. Les attentes attendues qui accompagnaient la légalisation n’ont pas été satisfaites, et cela a provoqué une « grande déception » chez de nombreux observateurs. Outre le sentiment de déception, le gouvernement fédéral du Canada est confronté à des risques juridiques potentiels, notamment la possibilité d’un recours collectif en cas de non-action.

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